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(15/10/08): MAJ des blogs amis :)

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La Bulle

Mercredi 18 mars 3 18 /03 /Mars 06:22
Qu'elle est votre maxime? Votre motivation, votre but? On se choisit tous consciemment ou non un quelque chose auquel on se raccroche et qui nous permet de pouvoir continuer notre chemin.

Le mien réside dans une phrase que j'ai choisi à l'adolescence: "Demain est un autre jour".

Dommage que je n'ai jamais pu sincèrement et pleinement intégrer le concept de ce mot.

Je suis pourtant une adulte désormais, peut-être même une femme bien qu'il reste à mon avis trop de naïveté en moi pour cela. Pourtant, des jours importants s'égrennent, ma jeunesse qui fond doucement.
Et l'eau qui glisse sur cette surface lisse, comme des larmes sur l'âme... tout semble beau sur fond immaculé.


Aujourd'hui c'est un anniversaire, un peu spécial que je ne pensais pas aborder mais à ma grande surprise je ressens le besoin d'en parler.

Alors voilà...je devrais être dans une petite boîte depuis 1 an et quelques heures si la vie, Dieu, le hasard peu importe n'en avait pas décidé autrement. Cette nuit là aussi je ne dormais pas allongée dans ce lit à l'hospital, un urgentiste à mon chevet  qui veillait à ce que je ne lui claque pas entre les doigts. J'avais envie de pleurer, de ressentir cette faiblesse qui prouve qu'on a encore le courage de se creuver le coeur sur la vie. On ne pleure pas sans espoir, on peut se battre mais pas fléchir. Etrange de réaliser qu'après que le corps se soit révélé à hurler d'instinct, chercher à survivre par tous moyens, le coeur lui soit passé de l'autre côté déjà.


Je me suis tûe durant plusieurs jours, n'articulant que le minimum social pour ne pas compliquer le travail des infirmières, tous ces braves gens qui n'y peuvent rien, toute cette empathie qui cherchait chez moi des sentiments inexistants.


Je sais exactement à quel instant j'ai décidé de remettre le pied du côté de la vie: la fenêtre était grande ouverte et l'air frais du matin emplissait ma chambre. Le ciel était de ce bleu éclatant et les collines majestueuses dessinaient un jeu d'ombre. Elles étaient décorées par-ci par là de maisons et bouts de ville tandis que la mer au loin pétillait sous les rayons du soleil. J'ai fermé les yeux et ai collé les draps contre ma peau. Les cris des enfants de la maternelle située en face remontaient jusque dans ma chambre si blanche, si immaculée, si triste. Leurs bruits assez diffcile à tolérer en temps normal lorsqu'on est épuisé était en réalité le rappel, la rebellion , vivre et non se contenter de survivre en traînant la patte comme un animal blessé.


Ca n'a duré qu'un temps mais j'ai apprécié de ressentir au moins une fois ce putain de désir de vivre.

Puis voilà...j'ai fêté mes 21 ans lundi, cet "anniversaire" aujourd'hui, demain que se passera-t-il?
Est-ce que je regretterai tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai fui, ignoré ou méprisé?


Merde! Et si demain continuait de n'être que la version édulcorée d'aujourd'hui et pire encore: je n'ai toujours rien fait.


Beaucoup de questions sans réponses pour une fois, je pense que c'est plutôt bon signe. D'ailleurs je me demande ce que dirait Madame M. ça doit bien faire 1 an et demi que je l'ai abandonnée du jour au lendemain, encore une fuite sans doute...ou plutôt un renoncement à ressentir.


Sans succès, le sensibilité ça complique tout mais c'est aussi la seule beauté que je reconnaisse, elle devait savoir que je replongerai et j'imagine ce sourire particulier qu'ont les gens qui savent ce que vous ignorez mais ne vous le diront pas car vous ne pourriez pas réellement l'entendre même si vous le vouliez...


Alors j'ai vécu encore un peu, renonçant à l'homme que j'aimais le plus au monde, perdant ensuite le respect de moi-même face à la cruauté d'un autre, redécouvrant les bleus au coeur lorsque mon musicien a décidé que nos chemins devaient se séparer et terminant dans l'abîme de la relation la plus perverse, destructrice et dangereuse que j'ai pu avoir. Charmant bilan, après la peine, l'humiliation et la noyade dans un monde innadapté.
Comment tout cela pourrait avoir un sens? Et je défends à quiconque de venir me dire que le monde est bien pire pour la plupart car je sais d'avance qu'il a raison mais que ça ne change rien:comparer les actes est sensé, comparer le ressenti est tout bonnement absurde.


Je crois que j'ai besoin de consulter quelqu'un, à nouveau, quelque chose est en train de changer ou plutôt mon autodestruction est en train de s'accélérer. Cela faisait bien longtemps que je ne me haïssais plus et là je voudrais briser tous les miroirs que j'approche, d'une part car j'essaye de faire une overdose de bouffe qui fait éclater ma coquille déjà bien félée mais aussi car je ne tolère plus cette nana là. Je voudrais la tuer cette salope qui m'a trahie, qui a empêché tout rêve d'éclore, tout espoir d'être un projet, tout ça parce qu'elle voulait ô oui comme une gamine capricieuse avec obstination: un amour entier et véritable de qui elle était.


Je ne rattrapperai jamais les années à faire tapisserie en espèrant un jour valoir quelque chose, peut-être même se considérer comme une personne, et avoir cette audace de croire qu'on a le droit de vivre. Je regretterai tous ces jours où je n'ai pas su prendre des décisions, me donner une direction. J'ai absolument tout gâché, pourtant j'ai le souvenir lointain d'une autre Rachel.

C'était il y a 16-17 ans certes mais était-elle réelle? Je me souviens de notre ancien chez nous, à l'époque on disait que j'étais intelligente, un peu en avance même et que je pourrais faire ce que je voulais de ma vie. On aimait ma spontanéïté ainsi que ma curiosité. Les gens se demandaient qui était cette drôle de petite gamine qui les regardait avec ses grands yeux verts et sa bouche en coeur, attentive à la moindre de leur explication comme s'ils m'avaient révélé le secret de la vie. La capacité à s'étonner de tout et ressentir n'importe quoi comme si c'était extraordinnaire est une des bénédictions de l'enfance. J'ai cru à ce rêve, jusqu'à ce qu'on me brise. Et j'ai beau m'être recollée depuis, ce ne sera plus jamais pareil.


Désormais je suis devenue une obèse qui écrit ses articles en fumant et en déblatérant ses plaintes sur le net c'est relativement pathètique. Ah oui, et n'oublions pas une personne à l'intelligence plutôt moyenne, sans talent et s'apprêtant à exercer un métier pour lequel elle s'est forcée à éprouver un intérêt.

Il serait vraiment temps que je me bouge car chaque jour est peut-être le dernier...n'est-ce pas?


Allez sans rancune la  vie, on se dit à l'année prochaine. En attendant demain... sera encore un autre jour!
Publié dans : La Bulle
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Samedi 17 janvier 6 17 /01 /Jan 14:32

Nous parlions domination il y a quelques mois avec le petit ami de ma copine lors d'une de nos habituelles discussion sur ma vie amoureuse et sexuelle. Un peu de "blog en direct" en quelque sorte et bien souvent un moment où des idées sur la façon d'aborder tel ou tel thème me viennent.


Il me disait ne pas du tout m'imaginer avoir ce genre de rapport, que je suis trop "gentille" pour établir une relation de ce style.

Sur le coup, je confirme à 100% , je suis mal à l'aise avec le pouvoir,notamment s'il concerne directement quelqu'un. Et les rapports un peu sado-maso sont bien au-delà du sexe mais bel et bien dans la symbolique,axés sur la domination d'un être sur un autre.
Non décidément je n'ose même pas m'imaginer dans la situation,trop paralisée par la crainte de ne pas savoir quoi faire de l'autre, cette sensation de maladresse et de rose au joues comme un enfant qui ne sait pas quoi faire de ses mains. Un peu déçue de me découvrir plus timide que je ne croyais, une part infime de moi se dit "si seulement..."


Car là est l'inconnu, le pouvoir est une chose que je ne possède pas encore et même si j'aime à prendre des initiatives dès lors qu'il s'agit d'ébats, ce sont plus des phases de séduction/possession qu'un réel ascendant sur l'autre qui déséquilibrerait la balance des pouvoirs entre l'amant et moi-même.

Chemin faisant,les mois passent, cette conversation est enterinnée depuis longtemps et je vis une passion dévastatrice avec un homme(aucun autre terme ne saurait mieux la définir!). Notre couple ressemble à une pelote de laine de laquelle on ne s'extrait pas,j'ai beau tenter de défaire les fils,les noeuds m'accrochent à cette douceur pourtant assassine.

______________________________________________________

 

Des heures...des heures que je tente de poursuivre cet article sans succès. Je pensais qu'en me contentant de suivre les contours sensuels je pourrais expliquer ce qu'on ressent et ressort de cette expèrience mais celà m'est apparemment impossible. C'est sans doute trop intimement lié à l'homme avec qui je l'ai partagé.

 

 

Aujourd'hui mes souvenirs,mes sensations ressemblent à du pudding, quelque chose qui m'a écoeurée...

 

 

Il aura réussi à m'enlever jusqu'au plaisir de partager...

Publié dans : La Bulle
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Dimanche 28 décembre 7 28 /12 /Déc 20:06

Un des derniers jours de décembre, le soleil timide ne chauffe pas beaucoup mais le ciel azur suffit à lui seul à sublimer cette ville que j'ai habitée il y 4 ans. Je repasse d'ailleurs volontairement devant la clinique; ses grands bâtiments n'ont pas changé et de nouvelles silhouettes occupent les chambres qui faisaient notre foyer.


Dans ma tête je me dis que l'on revient toujours de temps à autres sur ses pas, peut-être pour vérifier qu'on a pas quitté la piste à un moment donné?


Le temps d'en sourire légérement et nous voilà déjà  avec mes deux plus proches amies sur la place centrale assises sur une terrasse devant un bon chocolat chaud. Cigarette sur cigarette j'écoute ce qui se dit: sur lui, sur les gens, sur la vie, sur les couples et l'amour, puis sur moi...
Je réponds par la négative à tout, d'une part par rebellion contre le "bon esprit" mais comment accepter aussi?


Il y a des chemins à suivre, des comportements "d'adultes" dans la façon de vivre, d'agir, de choisir. Un ensemble de choses qui me semblent tellement absurdes qu'elles vont jusqu'à me coller la nausée. J'ai envie d'hurler contre ces shémas et protocoles qui n'ont rien  à voir avec qui je suis, de repousser loin ces désillusions nécessaires.


Durant une bonne heure pourtant je ne dirai quaziment rien, simplement agacée par cette conversation que je n'ai pas du tout envie d'avoir surtout dans le contexte. Elle est stérile comme je l'ai expliqué car je sais parfaitement que je ne céderai pas sur ces points: respecter mes convictions profondes est plus important que réussir ou perdre.


On me dit que je vais continuer de passer par ça alors...

"Oui, c'est ce qui arrivera."


Je n'ai ni envie de changer, me résoudre ou m'excuser de suivre mon propre chemin. Non je ne pense pas que ce soit vivre dans un conte de fées que de préférer désirer le meilleur de la vie selon son éthique,son fonctionnement et ses sentiments que de chercher le succès de ses entreprises amoureuses en priorité.


Oui je pense que si j'avais joué la divine comédie qui fait tourner les têtes j'aurais sans doute pu orienter cette histoire bien mieux. Pourtant malgré la douleur de la naissance,vie et mort de "nous" je n'aurais jamais souhaité faire autrement...

 

 

Chhht...chht...ma mémoire, demain peut-être, aujourd'hui je noye mon esprit dans les sensations. Dommage ça fait des dégâts les sensations...
Je me sens bien étourdie tout de même il est 1h du matin, devant la glace à regarder cette personne que je n'associe à rien rentrant d'une soirée de "fête de rupture" déguisée. Pourquoi faut-il toujours que je l'oublie, l'abandonne en présence de l'autre? Toi et moi ma vieille...c'est pour la vie.


Lendemain, une journée de repos et solitude totale chez moi. Non aujourd'hui je ne m'habillerai pas, je ne mangerai pas non plus d'ailleurs...depuis quand j'ai plus pris mon traitement? Bof en fait j'en ai pas grand chose à foutre... Une nana en roue libre l'espace d'une journée, le temps de se reprendre.


La passion moi ça me vide, j'sais pas quoi faire de moi après comme si la vie avait commencé le jour où j'ai lâché la bride. Il ne reste plus que des ruines après. Heureusement la raison elle dans sa magnifique constance se charge de tout et la vie reprend son cours. D'autres aventures débutent, un jour un nouvel amour probablement même et après tout c'est ainsi que fonctionne l'existence non? Une suite de cycles.


Alors je souris, j'apprécie car cet obstacle permet d'ouvrir les yeux sur un fait dont j'aurais douté: j'espère encore.


Il reste encore du chemin à parcourir et j'y laisserai probablement bien des écorchûres sur ma jolie vingtaine, des marques de coeur, peut-être même des craintes d'irréparable ou alors  saurais-je un jour prochain trouver le moyen de faire vivre au-delà d'une passion, de sentiments, un couple dans toute l'immensité de ses possibilités?

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